Philippe Fusaro, Solo tu

L’accent qui chante vous conseille

Solo tu

"I

l serait temps pour lui de quitter la scène".

Gianni Desmond est une institution du Piper Club, lieu emblématique des nuits romaines dans les années 1960-1970. Mais avec le poids des années, il a de plus en plus du mal à suivre le rythme endiablé de sa jeunesse.

                                 « Je ne vis plus, je dors. Tout le jour. »

Au cours d’une énième soirée bien arrosée, Gianni fait la connaissance de Carmela et du petit Giacomo, que son père musicien a délaissé. Cette rencontre va changer sa trajectoire de vie. À l’invitation de Carmela, Gianni part découvrir la lumière éblouissante du sud de l’Italie.

« Viens… Prends un train jusqu’à Bari… Et n’oublie pas ton maillot de bain. Juste ça. »

A Polignano a Mare, il réapprend à se lever tôt et s’initie à l’amitié et à la littérature. C’est une nouvelle vie, faite de baignades et de plongeons, de café et de cuisine traditionnelle, de conversations animées. Et quand la tristesse arrive et la gorge se serre, Gianni aura suffisamment nourrit en lui cette belle lumière pour faire face à l’adversité.

« Ici, nous sommes peu de chose, remarque Gianni. Pas même un corps, juste un point dans le paysage qui règne, immuable, depuis des millénaires ».

Avec Solo tu, P. Fusaro rend hommage aux amitiés qui réparent et à la sagesse de la vie, qui nous offre toujours une « deuxième chance ». Et puis il y a l’Italie, avec ses parfums, sa lumière, ses chansons… On suit la trajectoire d’un personnage, mais on respire aussi tout une époque, une langue, une culture.

Un livre plein d’espoir et de sensibilité. Une écriture simple comme une caresse, qui apaise et bouleverse en même temps.

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