Nouveautés

Février 2023

Voici une sélection des nouveautés littéraires que vous pourrez trouver dans votre librairie L’accent qui chante.

À réserver sans modération ! 😊

Littérature italienne

Le livre des maisons

Voici l’histoire que raconteraient les maisons si elles pouvaient parler, ce qu’elles révéleraient des vies, des amours et des disputes, des élans et des chutes de ceux qui les ont habitées.
À travers les lieux dans lesquels il a vécu, ceux qu’il a fantasmés, ou ceux parfois métaphoriques qu’il a imaginés, se dessinent le portrait kaléidoscopique d’un homme né au milieu des années soixante-dix, mais aussi l’histoire de son pays, de la mort de Pasolini à l’enlèvement d’Aldo Moro, événements marquants d’une Italie en mutation.
Andrea Bajani joue avec le silence apparent des maisons pour narrer avec une précision poétique les histoires qui composent l’essence même d’une vie. De Rome à Turin, de Paris aux paysages montagneux des Alpes, ce carrousel de maisons défile, aléatoire, charriant en même temps que son lot de souvenirs une profonde réflexion sur la mémoire et le temps.

Fame d'aria

Tra colline di pietra bianca, tornanti, e paesi arroccati, Pietro Borzacchi sta viaggiando con il figlio Jacopo. D’un tratto la frizione della sua vecchia Golf lo abbandona, nel momento peggiore: di venerdì pomeriggio, in mezzo al nulla. Per fortuna padre e figlio incontrano Oliviero, un meccanico alla guida del suo carro attrezzi che accetta di scortarli fino al paese più vicino, Sant’Anna del Sannio. Quando Jacopo scende dall’auto è evidente che qualcosa in lui non va: lo sguardo vuoto, il passo dondolante, la mano sinistra che continua a sfregare la gamba dei pantaloni, avanti e indietro. In attesa che Oliviero ripari l’auto, padre e figlio trovano ospitalità da Agata, proprietaria di un bar che una volta era anche pensione, è proprio in una delle vecchie stanze che si sistemano. Sant’Anna del Sannio, poche centinaia di anime, è un paese bellissimo in cui il tempo sembra essersi fermato, senza futuro apparente, come tanti piccoli centri della provincia italiana. Ad aiutare Agata nel bar c’è Gaia, il cui sorriso è perfetta sintesi del suo nome. Sarà proprio lei, Gaia, a infrangere con la sua spontaneità ogni apparenza. Perché Pietro è un uomo che vive all’inferno. « I genitori dei figli sani non sanno niente, non sanno che la normalità è una lotteria, e la malattia di un figlio, tanto più se hai un solo reddito, diventa una maledizione. » Ma la povertà non è la cosa peggiore. Pietro lotta ogni giorno contro un nemico che si porta all’altezza del cuore. Il disamore. Per tutto. Un disamore che sfocia spesso in una rabbia nera, cieca. Il dolore di Pietro, però, si troverà di fronte qualcosa di nuovo e inaspettato. Agata, Gaia e Oliviero sono l’umanità che ancora resiste, fatta il più delle volte di un eroismo semplice quanto inconsapevole. Con « Fame d’aria », Daniele Mencarelli fa i conti con uno dei sentimenti più intensi: l’amore genitoriale, e lo fa portandoci per mano dentro quel sottilissimo solco in cui convivono, da sempre, tragedia e rinascita.

Self-portrait. Il museo delle donne

In questo nuovo « Museo del mondo », Melania Mazzucco crea una galleria di capolavori nei quali la donna è « soggetto due volte »: perché concepisce e realizza l’opera e perché ritrae se stessa o un’altra donna. Qui il lettore incontrerà artiste straordinarie, la cui grandezza è stata ignorata, sminuita o del tutto negata, poiché spesso gli uomini insinuavano che dietro la sapienza inventiva e la perizia tecnica si nascondesse una mano maschile. Anche quando riconoscevano alle donne una certa bravura, trovavano il modo di ridimensionarla. Di Plautilla Nelli, Vasari diceva: «Avrebbe fatto cose meravigliose se, come fanno gli uomini, avesse avuto commodo di studiare et attendere al disegno e ritrarre cose vive e naturali». Mazzucco ci chiede di rovesciare la frase: «Nonostante, invece che se. Nonostante non avesse potuto studiare né conoscere il mondo e la natura, nonostante avesse dovuto lavorare su repertori e immagini di altri e creare pittura dalla pittura e non pittura dalla natura e dalla vita, nonostante avesse difficoltà ad aggiornarsi e nessuna libertà di muoversi, Plautilla Nelli possiede cognizioni geometriche, un buon disegno, il dono di combinare i colori. È una Maestra, insomma». Da Artemisia Gentileschi a Plautilla Briccia (« l’architettrice »), da Frida Kahlo a Georgia O’Keeffe, fino a Carol Rama, Louise Bourgeois e Marlene Dumas, Mazzucco ci affascina e ci coinvolge con nuovi, emozionanti racconti dall’universo della pittura e della scultura. Un percorso collettivo, tutto femminile, nel quale le donne rivendicano il diritto di realizzarsi nell’arte, superando i ruoli che la società e la cultura del tempo hanno sempre assegnato loro.

Le pain perdu

« Il faudrait des mots nouveaux, y compris pour raconter Auschwitz, une langue nouvelle, une langue qui blesse moins que la mienne, maternelle. »
En moins de deux cents pages vibrantes de vie, de lucidité implacable et d’amour, Edith Bruck revient sur son destin : de son enfance hongroise à son crépuscule. Tout commence dans un petit village où la communauté juive à laquelle sa famille nombreuse appartient est persécutée avant d’être fauchée par la déportation nazie. L’auteur raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie en Hongrie, en Tchécoslovaquie, puis en Israël. Elle n’a que seize ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, d’éclairs sentimentaux, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l’Orient, et enfin, à vingt-trois ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.
« Pitié, oui, envers n’importe qui, haine jamais, c’est pour ça que je suis saine et sauve, orpheline, libre. »

Deux vies

Pia Pera et Rocco Carbone sont deux écrivains disparus prématurément. Pour combler le vide qu’ils ont laissé dans son existence, leur ami Emanuele Trevi entreprend de raconter le solide trio qu’ils formaient. Voici donc que reprennent corps Rocco, éternel insatisfait à la personnalité tortueuse, et Pia, créature « enchanteresse », passionnée de littérature russe et de jardins. Dans son style limpide, Emanuele relate les débuts de leur amitié dans la Rome des années quatre-vingt.
Au fil du temps se dessine le portrait de ces êtres complexes et attachants, fragiles et brillants, emportés dans les tourments et les joies de la création, des succès et des échecs, en lutte avec leurs démons personnels. Ce faisant, le narrateur s’élève du particulier à l’universel et nous offre une ode à l’amitié, une réflexion sur la maturité, le deuil, sur le pouvoir de l’écriture aussi, capable de transformer des êtres aimés en personnages de fiction au point de brouiller les frontières entre l’illusion et la réalité.

Mes désirs futiles

Archy naît dans une tanière au milieu de la forêt, au sein d’une portée de fouines. Son père a été tué par l’homme, et sa mère se démène pour nourrir ses petits au coeur de l’hiver.
Très vite, Archy comprend qu’il doit lui aussi chasser s’il veut garder sa place dans la famille. Mais à peine s’est-il essayé à piller un nid qu’il se blesse. Son destin prend alors un sombre tour : devenu inutile à sa mère, il est vendu à un vieux renard cruel, Solomon le prêteur sur gages, qui en fait son esclave puis son apprenti avant de lui révéler son secret : il connaît l’existence de l’écriture, de Dieu et de la mort…
Solomon lègue à Archy ce testament qui l’accompagnera toute sa vie dans son exploration de la forêt. Mais est-ce un trésor ou un fardeau que ce secret de l’homme ?
À mi-chemin entre fable et roman d’initiation, Mes désirs futiles mêle aventure et philosophie pour mieux interroger la nature humaine et la force de nos désirs.

La vita intima

«La paura finisce dove comincia la verità». Maria Cristina Palma ha una vita all’apparenza perfetta, è bella, ricca, famosa, il mondo gira intorno a lei. Poi, un giorno, riceve sul cellulare un video che cambia tutto. Nel suo passato c’è un segreto con cui non ha fatto i conti. Come un moderno alienista Niccolò Ammaniti disseziona la mente di una donna, ne esplora le paure, le ossessioni, i desideri inconfessabili in un romanzo che unisce spericolata fantasia, realismo psicologico, senso del tragico e incanto del paradosso. Niccolò Ammaniti è ritornato più cattivo, divertente e romantico che mai.

La faute

Un imposteur. Voilà ce qu’est devenu, à son corps défendant, le narrateur de ce roman.
Oubliés le père fantasque, tendre et dépensier, la mère austère et impénétrable. Fini le couple parental dysfonctionnel, les disputes, les fins de mois difficiles, les vacances annulées. À présent c’est dans un milieu totalement différent qu’il évolue, sous une autre identité et sous la houlette du providentiel oncle Gianni, ténor du barreau, qui aimerait bien que son protégé tire une croix sur son passé et épouse complètement son mode de vie flamboyant.
Et pourtant, toujours, souvenirs et fantômes du passé ressurgissent, tourmentant sa conscience, titillant son sentiment de culpabilité, l’incitant à reparcourir les étapes d’un itinéraire qui a fait de lui ce qu’il est…

Un altro finale per la nostra storia

Mauro Massari, quarantenne, è un « atleta mentale » pluripremiato; si dedica assiduamente alle gare di memoria, un’attività che porta avanti con risultati eccezionali dai tempi dell’università. Per vincere, anche a livello internazionale, utilizza la « tecnica dei loci », evocando nella propria mente luoghi e momenti della sua storia d’amore con Bianca Cerutti, sorella di Fabio, suo migliore amico ai tempi del liceo, scomparso misteriosamente vent’anni prima. Mauro, dopo la fine del suo rapporto con Alice, con cui ha avuto una figlia, si è progressivamente allontanato dal mondo, liquidando la sua azienda, rinunciando alle relazioni e facendo lavori saltuari come dare ripetizioni e scrivere tesi di laurea a pagamento. Fino al momento in cui Bianca torna dal passato e lo contatta per incontrarlo, nella speranza di scoprire qualche frammento di verità sulla sparizione dell’amato fratello Fabio. Attraverso la ricostruzione del loro incontro, della conoscenza reciproca e del suo innamoramento per Bianca, Mauro percorre il proprio « palazzo della memoria », nel quale finzione e realtà si fondono indistricabilmente, in un’avventura emotiva dai risvolti surreali che aprirà un nuovo orizzonte nella sua vita e gli restituirà la consapevolezza di quanto il sentimento d’amore e il desiderio siano alimentati dal potere dell’immaginazione. Dopo il riuscitissimo esordio, « Il giorno mangia la notte », Silvia Bottani ci consegna una nuova prova letteraria che esplora i tormentosi labirinti di una relazione triangolare.

Histoire de Tönle

Dans ce récit écrit sans artifices, Tönle, berger du plateau d’Asiago, à la frontière du royaume d’Italie et de l’Empire austro-hongrois, doit, pour survivre et nourrir sa famille, se faire contrebandier, soldat, mineur en Styrie, colporteur d’estampes jusqu’aux Carpates, jardinier à Prague, gardien de chevaux en Hongrie… Mais pour ce solitaire anarchisant, le monde finit avec la Première Guerre mondiale, quand le plateau se transforme en un champ de bataille où il erre obstinément en compagnie de ses moutons. C’est avec eux qu’il repassera la frontière, prisonnier civil sur ces terres où il fut libre. Il mourra au pied du plateau. Les romans de Mario Rigoni Stern (1921-2008) sont devenus en Italie comme en France des classiques.

Une amitié

En l’an 2000 Élisa est une timide adolescente de quatorze ans, mal dans sa peau. Béatrice, sa camarade de classe, flamboyante et extravertie, est résolue à s’emparer de la vie. Une amitié improbable se noue entre elles, malgré leurs différences et celles de leurs familles.
La mère d’Élisa, jeune femme fantasque, mais aimante à sa façon désordonnée, tantôt délaisse ses enfants, tantôt les comble d’envoûtantes marques d’affection qui rendent le lien indestructible.
La mère de Béa, elle, affiche une apparence parfaite, surinvestissant celle de sa fille qu’elle transforme en poupée Barbie.
Les deux gamines, poussées par une volonté de rébellion propre aux ados, font cause commune, mais Élisa est vite dévorée par un sentiment ambigu, mélange d’attraction et de jalousie. Et lorsque son père, un sérieux universitaire, initie sa camarade de classe à Internet, nouveau moyen de communication en train de s’imposer, elle observe avec agacement cet engouement. Une faille qui finira par séparer les deux amies pendant treize longues années, des années durant lesquelles Béa devient une célèbre influenceuse…

Littérature française et du monde

Des lendemains qui chantent

Paris, 1935. Lors de la première du Rigoletto de Verdi à l’Opéra-Comique, un jeune ténor défraie la chronique en volant la vedette au rôle-titre. Le nom de ce prodige ? Elio Leone.
Né en Italie à l’orée de la Première Guerre mondiale, orphelin parmi tant d’autres, rien ne le prédestinait à enflammer un jour le Tout-Paris. Rien ? Si, sa voix. Une voix en or, comme il en existe peut-être trois ou quatre par siècle.
Cette histoire serait très belle, mais un peu trop simple. L’homme a des failles. D’ailleurs, est-ce vraiment de succès qu’il rêvait ?
En mettant en scène avec une générosité folle et une grande puissance romanesque d’inoubliables personnages, Alexia Stresi nous raconte que ce sont les rencontres et la manière dont on les honore qui font que nos lendemains chantent et qu’on sauve sa vie.

Un puma dans le coeur

« Morte de chagrin, le coeur brisé ». C’est la légende familiale qui entoure l’arrière-grand-mère de la narratrice ; Anne Décimus aurait suivi son mari dans la mort. L’étrange proximité que Stéphanie Dupays ressent avec son ancêtre la pousse à mener l’enquête. Elle découvre alors un secret qui fait vaciller ses certitudes : Anne a passé la majeure partie de sa vie dans un asile ; elle est décédée quarante ans après la date que tous pensaient officielle.
Comment l’existence de cette femme a-t-elle pu être effacée au point que même les siens ignorent tout d’elle ? Un puma dans le coeur raconte un cheminement intime vers la compréhension et la reconquête d’un héritage. En sondant les liens et les malentendus qui unissent ou séparent les êtres d’une même famille, ce sont nos failles originelles que ce roman bouleversant interroge. Mêlant fiction et récit personnel, Stéphanie Dupays redonne une voix à une femme extraordinaire qui ne savait pas comment supporter le monde et qu’on a réduite au silence.
Elle prouve que la littérature peut apaiser les fantômes. Stéphanie Dupays a publié deux romans au Mercure de France : Brillante en 2016 (prix Charles-Exbrayat) et Comme elle l’imagine en 2019.

Mercy Street

Dans la ville de Boston, la clinique de Mercy Street offre un nouveau départ aux femmes désireuses d’avorter. C’est là que Claudia travaille depuis des années. Chaque jour, elle affronte la peur et la détresse de nombreuses patientes aux destinées bouleversées. À cela s’ajoute la détermination des militants anti-avortement dont la présence quotidienne aux alentours de la clinique rend l’ambiance tendue, sinon dangereuse. Pour faire face à cette pression constante, Claudia fréquente un sympathique dealer d’herbe, Timmy, qui compte parmi ses clients un jeune homme introverti et solitaire. Sur une plateforme en ligne, ce dernier se met au service d’un gourou pro-vie qui commence à développer une fixation sur Claudia.
Poignant, juste et d’une actualité brûlante, Mercy Street, le nouveau roman de Jennifer Haigh explore les ambiguïtés et les failles d’une société au bord de l’explosion.

Le capital, c'est ta vie

Le capital, c’est ta vie, il te ronge, il te brise, il t’abîme. Tu n’échapperas pas à sa domination qui est la mesure de toute chose et de toute existence. Tu paniques, n’arrives plus à respirer, tu ne t’appartiens plus. L’empire de la valeur a fait de toi son esclave.
Dans ce monde, tu es devenu ton propre bourreau.
H. J.
Dans ce roman, Hugues Jallon raconte de l’intérieur l’effondrement psychique d’un personnage dévasté par la violence du capital.

La décision

Mai 2016. La juge Alma Revel doit se prononcer sur le sort d’un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée, Alma entretient une liaison avec l’avocat qui représente le mis en examen. Entre raison et déraison, ses choix risquent de bouleverser sa vie et celle du pays…
Karine Tuil nous entraîne dans le quotidien de juges d’instruction antiterroristes, au cœur de l’âme humaine, dont les replis les plus sombres n’empêchent ni l’espoir ni la beauté.

Canada

« D’abord, je vais vous raconter le hold-up que nos parents ont : Commis. Ensuite les meurtres, qui se sont produits plus tard. »
Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le fol espoir de rembourser un créancier menaçant. Mais le hold-up échoue, les parents sont arrêtés. Del doit choisir entre la fuite et l’orphelinat. Il traverse la frontière et trouve refuge dans un village du Saskatchewan, au Canada. Arthur Remlinger, le propriétaire d’un petit hôtel, le prend alors à son service. Charismatique, mystérieux, Remlinger est aussi recherché aux États-Unis. C’est la fin de l’innocence pour Dell. Dans l’ombre de Remlinger, au sein d’une nature sauvage et d’hommes pour qui seule compte la force brutale, il cherche Son propre chemin. Canada est le récit de ces années qui l’ont marqué à jamais.

Macha ou l'évasion

Le monde de la Douceur vient d’entrer dans sa quatrième génération. Dans la Douceur, il n’y a plus de téléphones portables, plus de pollution, la course au profit a disparu. Macha-des-Oyats, qui a cent sept ans, est née au tout début du 21e siècle. Elle est l’une des dernières personnes à avoir connu le monde de la Fin. Alors, pour les jeunes qui le lui demandent, Macha accepte de raconter : sa jeunesse, cette époque ultraviolente, sa fuite vers un idéal…

Artifices

Abel Bac, flic solitaire, évolue dans une atmosphère étrange depuis qu’il a été suspendu. Son identité se dissout entre cauchemars et déambulations nocturnes. C’est cette errance qu’interrompt Elsa, sa voisine, lorsqu’elle atterrit ivre morte devant sa porte. C’est cette bulle que vient percer Camille, sa collègue, inquiète de son absence. C’est son fragile équilibre que mettent en péril des événements mystérieux qui semblent tous avoir un lien avec lui.
Pourquoi Bac a-t-il été mis à pied ? Qui a fait entrer par effraction un cheval à Beaubourg ? Qui dépose des exemplaires du Parisien où figure ce même cheval sur son palier ? À quel passé tragique ces coïncidences le renvoient-elles ?… Avec
Dans Diabolo-latex, variation sur Lolita de Nabokov, on retrouve Abel Bac confronté à la mort d’une nymphette à l’heure des réseaux sociaux.
Avec Artifices, Claire Berest signe un livre haletant, confirmant son inépuisable talent de conteuse. Flavie Philipon, Elle.

Blizzard

Le blizzard fait rage en Alaska.

Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n’aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l’enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s’engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

Soeurs

Juillet a une soeur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu’elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa soeur, Juillet obéit.
Depuis « l’incident » , tout a changé. Elles ont dû déménager loin d’Oxford avec leur mère Sheela, écrivaine pour enfants, dans une vieille maison au bord de la mer, qui, si l’on tend bien l’oreille, semble animée d’une vie propre. Le sommeil y est impossible et les rêves sans fin. L’atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.
A mesure que le lecteur remonte le fil jusqu’à ce fameux incident, l’auteure fait germer une cruelle pensée dans la tête du lecteur : et si Juillet n’obéissait finalement qu’à elle-même ?
Daisy Johnson nous plonge dans un univers gothique, âpre et ardent où explose la fureur de l’adolescence.

policiers / polars

Le tueur au caillou

Cela se passe à Milan, presque dans le centre-ville, et pourtant ça sent la banlieue, dans une sorte de cité qu’on appelle La Caserne. Une densité de population effarante, plus de six mille appartements, si vétustes que la mairie préfère ne pas les rénover.
À quelques kilomètres de là, dans la rue d’un quartier cossu, un riche entrepreneur est assassiné. Bientôt, Carlo Monterossi apprend qu’un homme, récemment mort en prison, en savait long sur la victime…

Il francese

Lo chiamano il Francese. Gestisce una « maison » di dodici donne. Ognuna ha un nome d’oltralpe, ognuna recita un personaggio diverso: dalla pin-up d’altri tempi alla manager in carriera, il Francese è in grado di soddisfare le fantasie di commercianti, imprenditori, professionisti. È un giro medio-alto, il suo, le mademoiselle non lavorano in strada, e non tutti se lo possono permettere. Tutto precipita quando una di loro scompare nel nulla: è lui l’ultimo ad averla vista viva, e quindi il primo sulla lista degli indagati. Il commissario Franca Ardizzone non gli dà tregua, lo vuole sbattere in galera a tutti i costi. E la sua maison fa gola alle bande che gestiscono la prostituzione in zona. Per salvarsi, il Francese è costretto a cercare la verità, un gioco pericoloso dove nessuno rispetta le regole. Massimo Carlotto, uno degli autori più amati, incisivi e schierati del noir italiano, debutta nel Giallo Mondadori con un nuovo, iconico personaggio, dimostrando per l’ennesima volta il suo talento unico nel raccontare la nostra società e gli scheletri che cerca di nascondere nell’armadio.

ESSAIS / DIVERS

Le massacre des illusions

“Aujourd’hui que le pouvoir est concentré dans quelques mains, on assiste aux événements, mais on en ignore les raisons, et le monde ressemble à ces machines actionnées par quelque mécanisme secret ou à ces statues qu’anime un comparse dissimulé dans leurs flancs. Le monde humain est devenu semblable au monde naturel : il faut étudier les événements comme on étudie les phénomènes et en découvrir les forces motrices en tâtonnant, comme le font les physiciens.”

Méditer comme une montagne

Deux tiers des jeunes filles sont harcelées. Passé 16 ans plus aucune n’y échappe. « Des proies « . Elles développent des stratégies pour éviter les violences. Leur corps, prison ou revendication, n’est jamais neutre. Chaque choix, trait de personnalité, sur tout elles se savent jugées. Par tout le monde. Peut-être l’inégalité la plus flagrante d’avec les garçons. Elles ont perdu l’insouciance et la spontanéité.
Florence Pagneux, journaliste, enquête sur ce qu’une société ne devrait pas tolérer. Elle révèle aussi leur finesse d’analyse, leur bienveillance, nos filles bousculent tous les codes. Elles devenaient jeunes filles quand me-too a ébranlé le monde, les rendant plus conscientes et matures que les générations précédentes. Elles n’entendent pas baisser la tête et ça c’est revigorant.

Jeunesse

Tête blanche

Tête blanche est un pigeon citadin, sociable et ouvert qui vit à Paris avec toute sa bande ! Tête blanche est heureux, mais il ressent comme un manque dans sa vie. Il se sent inexplicablement attiré par les humains, et ce malgré toutes les mises en garde de sa communauté. C’est alors qu’il rencontre Anouk, une petite fille qui semble bien seule… Tête blanche réussira-t-il à devenir son ami ?

Un toit, deux mois

Un retour sur le confinement, mais aussi sur la découverte de soi-même, et sur sa capacité à communiquer et à se lier d’amitié à travers une correspondance épistolaire. L’école est fermée pour une durée indéterminée. Pour Rachel, le confinement est synonyme de séparation. Ses parents sont divorcés, son père travaille à l’hôpital. Mais avant de partir, la maîtresse a demandé à chaque élève d’écrire à un camarade désigné.
Rachel, après un moment de flottement devant le nom d’Abel, découvre le plaisir d’écrire, de se raconter par lettres, et de s’y dévoiler auprès de ce nouvel ami inattendu.

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