Dario Ferrari, La récréation est finie

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La récréation est finie

"C

ertains choix conditionnent toute une vie et, jusqu’à présent, j’ai toujours eu tendance à faire ces choix-là au hasard."

Voici les premières lignes de « La récréation est finie ». Un incipit réussi, capable d’allumer quelque chose en nous, comme une étincelle.

Le livre de Dario Ferrari est un roman brillant et surprenant, qui combine la satire académique, le récit de formation et le récit historique. Une œuvre capable de sonder avec ironie et profondeur les mécanismes du monde universitaire et, en même temps, retracer avec inventivité les dérives du terrorisme des années de plomb en Italie.

Le protagoniste du roman est Marcello Gori, un « viareggino » désabusé de trente ans qui, par esprit de contradiction et avec un coup de chance, obtient une bourse de doctorat en Lettres Modernes à l’université de Pise. D’ici part un voyage intellectuel et personnel qui l’amène à se confronter avec la figure de Tito Sella, terroriste et écrivain imaginaire, dont les œuvres et les idéaux deviendront le moteur d’une profonde transformation.

C’est un jeu de miroirs, où les histoires d’aujourd’hui, celles de la génération désorientée des millennials observées sans sévérité mais pas trop de sympathie ne plus, s’entremêlent avec celles de la génération des pères, ces jeunes des années ’70, bourrés d’idées et de passions portées par le « souffle pluvieux du temps« .

Un livre qui amuse, émeut et fait réfléchir. Un livre qui parle d’écrivains et d’écriture, où la littérature appelle la vie et construit l’Histoire : Dante, Pétrarque, Gadda, Gogol, Proust luttent pour faire entendre leur voix du passé et dessiner le futur.

Une confrontation entre générations, idéaux et choix – ou absence de choix – qui devient une réflexion plus large sur les temps dans lesquels nous vivons.

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